Les syndicats se mobilisent pour la justice économique des femmes
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, les syndicats se mobilisent pour réclamer une stratégie économique axée sur les travailleuses et les travailleurs et qui place la justice économique des femmes au cœur de ses priorités. Il est temps d’agir pour faire face aux défis économiques réels qui touchent les travailleuses, les travailleurs et leurs familles d’un océan à l’autre.
« Les femmes font déjà leur part. Jour après jour, elles contribuent de manière incroyable à la prospérité sociale et économique du Canada », exprime Christine Hawkes, vice-présidente responsable de l’égalité des femmes à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick (FTTNB). « Il est temps que les gouvernements prennent leurs responsabilités et fassent leur part. Les gouvernements Carney et Holt doivent se battre pour les travailleuses et les travailleurs, et non se ranger du côté des grandes entreprises. »
À l’heure actuelle, les femmes qui travaillent font face à des pressions de toutes parts. Les prix des aliments ont augmenté, les loyers et les hypothèques sont à la hausse, les places en garderie sont encore difficiles à trouver dans de nombreuses communautés et les services de santé publique sont surchargés. D’ailleurs, en 2025, 40 % des femmes ont déclaré qu’il était difficile ou très difficile de subvenir à leurs besoins financiers.
Les répercussions de la crise d’abordabilité sont particulièrement graves pour les femmes autochtones, noires, racialisées, nouvellement arrivées, jeunes, 2ELGBTQI+ et les femmes ayant une invalidité. Ces travailleuses sont surreprésentées dans les emplois précaires et faiblement rémunérés du secteur des soins, soit les secteurs les plus vulnérables aux compressions budgétaires, à la privatisation et au sous-financement. Mais lorsque les gouvernements resserrent les budgets, ce sont les femmes qui en subissent les conséquences sous forme de soins non rémunérés, d’heures réduites, de perte de services et d’exposition accrue à la violence.
Les ralentissements économiques n’affectent pas tout le monde de la même manière. En fait, des études démontrent que les périodes d’instabilité sont liées à une augmentation de la violence familiale et de la violence fondée sur le genre. Lorsque les salaires stagnent et que les services sont réduits, la sécurité et l’indépendance des femmes et des personnes de divers genres sont mises en danger.
Les gouvernements doivent se concentrer sur des mesures concrètes, notamment la mise en œuvre de l’équité salariale, l’élimination de la violence fondée sur le genre dans le monde du travail et la réalisation d’investissements soutenus dans l’économie des soins à la hauteur de la situation en vue de mettre fin à la crise de la main-d’œuvre.
« Les femmes et les travailleurs de divers genres mènent la lutte pour la justice des genres au travail et pour des emplois décents et sécuritaires dans tous les secteurs de l’économie », déclare Chris Watson, président de la FTTNB. « Par l’intermédiaire de nos syndicats, à la table de négociation et au sein du gouvernement, nous revendiquons des protections plus solides et de meilleures politiques afin de faire entendre notre voix. »
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Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Chris Watson
Président, FTTNB
(506) 381-8969
Christine Hawkes
Vice-présidente responsable de la condition féminine
(506) 639-5213
