Jour de deuil : La santé mentale est autant importante que la santé physique au travail
La santé mentale et la sécurité font partie intégrante de la santé et de la sécurité au travail. Pourtant, le stress relié au travail, l’épuisement professionnel, le harcèlement, la violence et les préjudices psychologiques sont trop souvent minimisés, ignorés ou stigmatisés. Ces blessures sont bien réelles, elles peuvent être évitées et elles ne font pas « simplement partie du travail. » Les blessures liées au travail, qu’elles soient physiques ou psychologiques, sont graves et doivent être traitées comme telles.
« Les blessures psychologiques liées au travail sont une responsabilité collective et non un problème individuel », déclare Chris Watson, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick (FTTNB). « Les employeurs ont la responsabilité de prévenir les blessures psychologiques au même titre que les blessures physiques causées par l’utilisation de machines ou l’exposition à des produits chimiques. »
Le 28 avril, les travailleurs et les travailleuses de partout au Canada se rassemblent pour commémorer les personnes décédées et lutter pour les personnes vivantes. Cette année, nous mettons en lumière les travailleurs et travailleuses confrontés à l’épuisement professionnel, au stress chronique et aux crises de santé mentale liées au travail, et nous rendons hommage à ceux et celles que nous avons perdus en raison de préjudices psychologiques liés au travail. Tout accident de travail ou décès au travail est évitable, que le préjudice soit physique ou psychologique.
La FTTNB exhorte tous les paliers de gouvernement à accorder à la santé mentale la même importance qu’à la santé physique en vertu des lois sur la santé et la sécurité au travail et sur l’indemnisation des accidents du travail dans chaque juridiction, à mettre en place un système national pour contrer les risques psychosociaux, à exiger des évaluations proactives des risques et des plans de prévention, et à assurer une application rigoureuse de la loi au moyen d’inspections.
« Aucun travailleur ou travailleuse ne devrait avoir à sacrifier sa santé mentale pour gagner sa vie, et les employeurs ont le devoir d’assurer la sécurité au travail, tant sur le plan physique que mental », ajoute M. Watson.
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En 2025, il y a eu 9 décès en milieu de travail au Nouveau Brunswick et un total de 4 461 demandes d’indemnisation pour accident du travail ayant entraîné une perte de temps de travail.
Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :
Chris Watson, président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau Brunswick
(506) 381-8969
