La FTTNB félicite les agents de bord d’Air Canada d’avoir négocié un accord de principe
Au nom de 40 000 travailleurs et travailleuses, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick (FTTNB) exprime sa solidarité envers les agent(e)s de bord d’Air Canada et d’Air Canada Rouge qui sont en train d’examiner les modalités d’un accord de principe négocié avec la compagnie aérienne. Il s’agit d’un accord qui mettra fin au travail non rémunéré.
« J’ai été inspiré par les agent(e)s de bord d’Air Canada dans leur lutte visant à mettre fin au travail non rémunéré, défiant ainsi la tentative du gouvernement du Canada de brimer leur droit de grève », déclare Chris Watson, président de la FTTNB. « La solidarité syndicale a mené à la conclusion d’un accord de principe, démontrant encore une fois que le processus de négociation fonctionne. »
Le 13 août dernier, le SCFP a avisé que les agent(e)s de bord seraient en position légale de grève le samedi 16 août. Peu après, Air Canada a émis son propre avis de lockout des agent(e)s de bord à compter du samedi. Le samedi 16 août, moins de 24 heures après le début de l’arrêt de travail, la ministre fédérale de l’Emploi a annoncé qu’elle imposait aux agent(e)s de bord de reprendre leur travail et les contraignait à se livrer à un processus d’arbitrage exécutoire. Les agent(e)s de bord ont décidé de défier l’ordre de retour au travail et de poursuivre leur grève. Au cours de cette grève, un accord de principe a été négocié entre le syndicat représentant les agent(e)s de bord et Air Canada.
« Il était décourageant de voir le gouvernement du Canada s’empresser de s’immiscer dans le processus de négociation collective et dans le droit de grève des travailleurs et travailleuses garanti par la Charte », ajoute M. Watson. « Les conventions collectives devraient être négociées à la table de négociation et non entre les mains du gouvernement. »
Les profits d’Air Canada se chiffrent dans les milliards depuis quelques années, avec des rendements solides même en période de turbulence économique. La compagnie aérienne peut certainement se permettre de traiter ses agent(e)s de bord avec équité et respect.
À l’heure actuelle, de nombreux agent(e)s de bord ne sont pas rémunérés pour le temps qu’ils consacrent à des tâches essentielles à la sécurité et au confort des passagers. Cela signifie que lorsqu’ils effectuent les vérifications pré-vol, aident les passagers à embarquer, répondent à des besoins particuliers ou gèrent des situations d’urgence alors que l’avion est à la porte d’embarquement, ils ne sont pas rémunérés. En moyenne, les agent(e)s de bord au Canada travaillent 35 heures par mois sans rémunération, car le
temps de travail ne commence à être comptabilisé que lorsque les portes de l’avion se ferment et s’arrête lorsqu’elles s’ouvrent.
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Pour information, contactez :
Chris Watson
Président, Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick
(506) 381-8969
